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Fiche Google : les 8 réglages qui font la différence

Pour un commerce de quartier, la fiche Google travaille souvent plus que le site : c’est elle qui s’affiche quand quelqu’un cherche « barbier » ou « restaurant » à côté de lui, et c’est sur elle qu’il décide d’appeler ou de passer au suivant. La plupart des fiches que j’ouvre sont pourtant remplies à moitié. Voici les huit réglages qui changent réellement quelque chose, dans l’ordre où je les traite.

En bref

Huit réglages décident de ce que rapporte une fiche Google : la catégorie principale, des horaires exacts jours fériés compris, des photos prises chez vous et renouvelées, une description qui dit le métier et la zone, les prestations listées une par une, les questions-réponses écrites par vous, les messages activés et suivis ou désactivés, et un lien vers la bonne page du site. Le plus important est la catégorie principale : c’est elle qui détermine dans quelles recherches la fiche a le droit d’apparaître.

1. La catégorie principale, avant tout le reste

C’est le réglage le plus important de la fiche, et celui qu’on remplit le plus vite. La catégorie principale indique à Google dans quelles recherches vous avez le droit d’apparaître. Un « salon de coiffure » et un « barbier » ne sortent pas sur les mêmes requêtes, même à cent mètres l’un de l’autre.

La règle est simple : la catégorie principale doit décrire ce que vous êtes, pas tout ce que vous savez faire. Le reste se met en catégories secondaires, qui existent justement pour ça. Empiler dix catégories secondaires n’aide pas : cela dilue le signal et vous fait remonter sur des recherches qui n’amèneront personne.

Comment vérifier : tapez dans Google la recherche que ferait votre client idéal — le métier, puis votre ville. Si votre fiche n’apparaît pas dans les résultats cartographiés, la catégorie est le premier endroit à regarder.

2. Des horaires exacts, jours fériés compris

Un client qui se déplace et trouve porte close ne revient pas, et il écrit souvent un avis avant de rentrer chez lui. Les horaires faux sont l’une des premières causes de mauvaise note, et l’une des plus faciles à éviter.

Le piège n’est pas la semaine ordinaire, que tout le monde renseigne : ce sont les exceptions. Les jours fériés, la fermeture annuelle, la journée où vous fermez plus tôt. Google propose des horaires exceptionnels précisément pour ça, et signale au visiteur qu’un horaire n’a pas été confirmé quand un jour férié approche.

Comment vérifier : comparez ligne à ligne trois sources — votre fiche, votre site, et le panneau sur votre porte. Les trois doivent dire exactement la même chose. Si elles divergent, le visiteur ne saura pas laquelle croire, et il choisira de ne pas venir.

3. Vos photos, prises chez vous, renouvelées

Les photos sont la première chose regardée, avant même la note. Et elles sont souvent le point le plus faible : trois clichés flous datant de l’ouverture, plus une dizaine de photos ajoutées par des clients, qui montrent votre établissement sous son plus mauvais jour parce qu’elles ont été prises au flash un soir de forte affluence.

Ce qui fonctionne : la devanture en journée, telle qu’on la voit en arrivant à pied — c’est ce qui permet de vous reconnaître dans la rue. L’intérieur, en lumière naturelle. Vos produits ou vos réalisations. Et vous, ou votre équipe : sur un commerce de proximité, un visage vaut plus qu’un logo.

Ce qui ne fonctionne pas : les images de banque d’images. Elles se reconnaissent instantanément et donnent à votre commerce l’apparence de n’importe quel autre, exactement au moment où le client cherche une raison de vous choisir, vous.

Comment vérifier : ouvrez votre fiche depuis un téléphone, comme un inconnu. Les cinq premières photos donnent-elles envie d’entrer ? Sinon, ajoutez-en de meilleures : les plus récentes remontent.

4. Une description qui dit ce que vous faites, et où

La description ne fait pas remonter votre fiche dans les résultats — elle sert à convaincre celui qui est déjà en train de vous lire. C’est déjà beaucoup.

Écrivez-la comme vous répondriez à quelqu’un qui vous demande ce que vous faites : la prestation, la zone que vous couvrez, ce qui vous distingue concrètement. Évitez la liste de mots-clés séparés par des virgules — elle ne trompe personne et se lit mal.

Comment vérifier : faites-la lire à quelqu’un qui ne connaît pas votre métier. S’il ne peut pas dire ce que vous vendez et où, elle est à réécrire.

5. Les prestations et produits, listés un par un

C’est la section la plus laissée vide, et l’une des plus utiles. Renseigner vos prestations une par une — coupe, barbe, coloration ; ou vidange, plaquettes, diagnostic — donne à Google des termes précis à rapprocher des recherches, et donne au visiteur une réponse sans qu’il ait à appeler.

Pour un restaurant, la carte peut être rattachée à la fiche. C’est le bon endroit, contrairement au PDF téléchargeable qui n’est lu ni par les clients sur téléphone, ni par Google.

Comment vérifier : comptez les prestations listées sur votre fiche. Moins de cinq, il manque du travail.

6. Les questions-réponses, que vous pouvez écrire vous-même

Peu de gérants le savent : n’importe qui peut poser une question sur votre fiche, et n’importe qui peut y répondre. Y compris un concurrent, ou un client mal informé. Une réponse fausse peut rester en ligne des mois.

Vous avez le droit de poser vous-même les questions qu’on vous pose au téléphone dix fois par semaine, et d’y répondre depuis votre compte : le parking, l’accès, le paiement, les animaux, la réservation. Cela occupe l’espace, et cela vous fait gagner des appels.

Comment vérifier : lisez les questions déjà présentes sur votre fiche. Toute réponse inexacte doit être corrigée par une réponse officielle de votre part.

7. Les messages : activés et suivis, ou désactivés

Google permet aux clients de vous écrire directement. La fonction est utile si vous répondez vite. Elle est nuisible si les messages s’accumulent sans réponse : le client a l’impression d’être ignoré, et il le raconte souvent dans un avis.

Il n’y a donc que deux positions tenables : activer et suivre réellement, ou désactiver franchement. La pire des trois options est de laisser la fonction ouverte sans la regarder.

Comment vérifier : demandez à un proche de vous envoyer un message via votre fiche. Chronométrez votre temps de réponse réel, pas celui que vous imaginez.

8. Le lien vers la bonne page de votre site

Le lien de la fiche pointe presque toujours vers la page d’accueil. C’est rarement le meilleur choix. Si votre fiche concerne un métier précis ou une seule adresse, envoyez le visiteur vers la page qui traite exactement de cela : il trouve sa réponse en un écran au lieu de chercher dans un menu.

Vérifiez aussi que le lien fonctionne, qu’il pointe vers l’adresse définitive de votre site — pas vers une ancienne version — et que la page s’ouvre correctement sur téléphone. C’est le moment où vous perdez le plus de monde.

Comment vérifier : cliquez sur le lien de votre propre fiche depuis votre téléphone. Ce que vous voyez dans les trois premières secondes est ce que voit votre futur client.

Ce qui ne sert à rien, et ce qui peut vous coûter cher

Ajouter des mots-clés dans le nom de l’établissement — « Chez Marc — Coiffeur Barbier Coloriste » alors que l’enseigne dit « Chez Marc » — est contraire aux règles de Google. Le nom de la fiche doit être celui de l’enseigne, tel qu’il apparaît sur la devanture. Une fiche prise en faute peut être suspendue, c’est-à-dire disparaître entièrement des résultats le temps de la faire rétablir. Le gain espéré est faible, le risque est maximal.

Même logique pour une adresse qui n’est pas la vôtre, ou une seconde fiche créée pour « couvrir » une ville voisine. Les fiches en double se neutralisent entre elles et finissent fusionnées ou supprimées.

Par où commencer si vous n’avez qu’une heure

Dans l’ordre : la catégorie principale, les horaires avec les jours fériés, puis cinq bonnes photos prises par vous. Ces trois points couvrent la majorité de ce qui se joue. Les prestations et les questions-réponses viennent ensuite, et se complètent au fil des semaines.

Une fiche bien tenue et un site à jour se renforcent l’un l’autre : la fiche amène celui qui cherche à côté de chez lui, le site convainc celui qui hésite entre vous et deux autres. L’un sans l’autre laisse la moitié du travail en plan.

Faire regarder votre fiche et votre site

Questions fréquentes

Quel est le réglage le plus important d’une fiche Google ?

La catégorie principale. Elle indique à Google dans quelles recherches vous avez le droit d’apparaître. Elle doit décrire ce que vous êtes, pas tout ce que vous savez faire : un salon de coiffure et un barbier ne sortent pas sur les mêmes requêtes, même à cent mètres l’un de l’autre.

Faut-il ajouter beaucoup de catégories secondaires ?

Non. Empiler dix catégories secondaires n’aide pas : cela dilue le signal et vous fait remonter sur des recherches qui n’amèneront personne.

La description d’une fiche Google améliore-t-elle le classement ?

Non. La description ne fait pas remonter la fiche dans les résultats : elle sert à convaincre celui qui est déjà en train de la lire. Évitez la liste de mots-clés séparés par des virgules, elle ne trompe personne et se lit mal.

Où mettre la carte d’un restaurant : sur la fiche ou en PDF ?

Sur la fiche. La carte peut y être rattachée, et c’est le bon endroit — contrairement au PDF téléchargeable, qui n’est lu ni par les clients sur téléphone, ni par Google.

Qui peut répondre aux questions posées sur une fiche Google ?

N’importe qui, y compris un concurrent ou un client mal informé, et une réponse fausse peut rester en ligne des mois. Vous avez le droit de poser vous-même les questions qu’on vous pose au téléphone et d’y répondre depuis votre compte.

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